Complications potentielles de la plastie abdominale

 

Source de l'article: 

Dr David Picovski - Chirurgie Esthétique & Plastique à Paris

 

                          Docteur Picoski

 

Quels sont les risques et complications d'une abdominoplastie ?

Toute intervention chirurgicale peut comporter certaines complications, inhérentes à l’acte chirurgical, à l’anesthésie, ou spécifiques de l’intervention d’abdominoplastie.

 

Risques liés à l’anesthésie

  • Risque d’inhalation, prévenu par le jeûne pré-opératoire.
  • Risque de nausées et de vomissements post-opératoire.
  • Risques de compressions nerveuses par la position prolongée sur la table d’opération.
  • Risques d’allergies.
  • Risques d’hypothermie.

 

Les maux de gorge ou enrouement suite à une intubation, des maux de têtes, des troubles de la mémoire, une rougeur au niveau du point d’injection de l’anesthésie, ne constituent pas des complications et sont des phénomènes transitoires.

 

Risques liés à l’intervention

  • Complications thrombo-emboliques: phlébite et embolie pulmonaire.

Ces complications figurent parmi les plus importantes à prévenir lors d’ une plastie abdominale. Leurs survenues sont augmentées si le patient a déjà eu des antécédents d’accidents trombo-emboliques, s’il existe une notion d’insuffisance veineuse ou un surpoids. Les consignes afin d’éviter ces risques sont l’arrêt, si possible, de la pilule contraceptive un mois avant l’intervention, le port de bas de contention anti-thrombose, un traitement d’anticoagulant (pendant 8 a 15 jours selon les cas) et un lever précoce dès le lendemain (journée classique de la sortie) .

  • Lymphorée: Il s’agit d’un épanchement lymphatique qui peut nécessiter des ponctions ou un drainage. Le port d’une gaine de contention contribue à prévenir les épanchements.
  • L’hématome (accumulation de sang) pouvant nécessiter une réintervention.
  • L’Infection est rare, mais sa survenue peut nécessiter un drainage chirurgical.
  • Risques hémorragiques.

 

Complications post-opératoires

  • Trouble de la cicatrisation: les survenues de cicatrices hypertrophiques, voir chéloïdes peuvent nécessiter des retouches et des injections de corticoïdes.
  • L’apparition d’une nécrose cutanée peut nécessiter une réintervention. Sa survenue retarde la cicatrisation. L’éviction du tabac une semaine avant l’intervention est conseillée afin de ne pas altérer la circulation du sang (capillaires) .
  •  Troubles de la sensibilité: engourdissements, sensations inhabituelles dans la zone de l’ombilic. Ces sensations s’estompent avec le temps.

 

Un résultat esthétique non conforme aux souhaits

 

L’intervention motivée pour des raisons esthétiques, ne peut être appréciée que de façon subjective.

  • Le positionnement de l’ombilic peut eventuellement ne pas être conforme aux souhaits. Par ailleurs, l’ombilic peut paraitre imparfaitement extériorisé.
  • Les cicatrices peuvent être trop visibles, asymétriques ou élargies.
  • Une ascension des poils pubiens peut se manifester si les berges ont été tendues de manière excessive ou si l’indication entre une abdominoplastie avec repositionnement ombilical et une plastie abdominale localisée (mini-lift abdominal ou mini-abdominoplastie) n’a pas été correctement posé

 

Tous ces phénomènes peuvent être traités chirurgicalement quelques mois après l’opération, si besoin, selon les souhaits du patient.

Le plus souvent, l’intervention se déroule positivement et sans incidents.

Si la plupart de ces risques et de ces complications peuvent être considérés comme rares ou inhabituels, il est cependant nécessaire que les patients en soient informés. Les consultations pré-opératoires avec l’anesthésiste et le chirurgien, ainsi que les bilans pré-opératoires, ont l’objectif d’anticiper ces risques et de les éviter au maximum.

 

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Source de l'article:

 

    Docteur Daniel FOUCRAS - Chirurgie plastique - Reconstructice - Esthétique -

    Expert  près de la Cour d'Appel de Toulouse

 

Site internet       http://www.docteur-foucras.fr

 

         abdominoplastie-pratique-esthetique-marseille-istres

                                

Complications potentielles de la plastie abdominale

 

Le docteur Lionel Foucras, chirurgien esthétique à Toulouse (Haute-Garonne) vous informe sur les complications potentielles de la plastie abdominale.

 

Certaines complications relèvent du fait de l'anesthésie, d'autres du fait de l'opération même.

Concernant l'anesthésie :

les patients sont informés des risques lors de la consultation avec le médecin anesthésiste.
Il faut garder à l'esprit que ces deux dernières décennies, les produits, les techniques et les procédés utilisés en anesthésie ont vraiment progressé.

Concernant la chirurgie même :

les risques restent faibles mais pas nuls

Parmi ces possibles complications, on peut mentionner :

 

Complications thrombo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire)

Bien que rares, elles sont des complications graves. Une prévention sérieuse peut en minimiser les risques :

lever précoce en post-opératoire, port de bas antithromboses, traitement anti-coagulant.

 

Hématome

Complication prématurée, survenant parfois dès les premières heures.

Du sang peut s'accumuler sous la peau décollée.

Le retour au bloc opératoire permettra d'écouler le sang et de traiter la cause.

 

Infection

Bien qu'exceptionnelle, elle nécessite parfois un retour un bloc opératoire pour un nettoyage, associée à une prise d'antibiotiques.

 

Ecoulement aqueux

Du liquide lymphatique peut s'amasser sous la peau du ventre, fréquemment accompagné d'un gros œdème, ce qui augmente momentanément le volume abdominal.

Il s'atténue spontanément petit à petit le plus souvent.

Une ponction est parfois nécessaire pour assécher ce type d'écoulement.

 

Nécrose de la peau

Un manque d'oxygène dans les tissus dus à une irrigation insuffisante de sang au niveau local est à l'origine de ce phénomène. Une tension trop forte, une infection, un fort tabagisme ou un hématome sont autant de facteurs augmentant le risque. Bien que rarissime, elle peut être très grave car elle peut, entre autres, entraîner une rupture des points. Il est alors nécessaire de retourner au bloc opératoire.

Fumer augmente le risque de complications chirurgicales de toute chirurgie. Arrêter de fumer 6-8 semaines avant l'intervention élimine ce risque supplémentaire.


Si vous fumez, parlez-en à votre médecin, votre chirurgien et votre anesthésiste ou appelez la ligne Tabac-Info-Service au 3989 pour vous aider à réduire les risques et mettre toutes les chances de votre côté.

 

Cicatrisation anormale

La phase de cicatrisation dure classiquement une année, à l’issue de laquelle les cicatrices sont le plus souvent très discrètes.

Quelquefois, l'aspect des cicatrices peut diverger de ce qui était espéré : elles peuvent être adhérentes, rétractiles, dilatées, trop ou pas assez pigmentées, boursouflées, parfois même chéloïdes (cas exceptionnel).

 

Perte partielle de la sensibilité

Une désensibilisation partielle de la paroi, dans la zone située sous le nombril est souvent observée :

il faut attendre en général 3 à 12 mois pour retrouver une sensibilité.

 

Retard de cicatrisation

Une cicatrisation très longue peut être observée, prolongeant la phase post-opératoire, notamment chez les patients ayant une peau particulièrement abîmée et marquée de cicatrices.

 

Attentes partiellement satisfaites de la plastie abdominale

 

Quelques défauts surviennent parfois localement.

Sont concernés :

  • la cicatrice, qui parfois est gênante, asymétrique ou qui n'est pas suffisamment atténuée. Il arrive même qu'elle soit large, épaisse, ou même chéloïde
  • le nombril qui peut parfois perdre son naturel et ne pas être extériorisé correctement
  • la peau, qui peut parfois être latéralement en surplus
  • les poils pubiens, qui peuvent être remontés si les bords de la peau ont été trop tirés pour suturer.

 

La plupart du temps, ces défauts peuvent être corrigés par des retouches chirurgicales.

Elles sont réalisables en ambulatoire, sous anesthésie locale, voire sous anesthésie locale approfondie.

            Il faut patienter au moins 6 mois après l'intervention pour y avoir recours.

A consulter dans la rubrique 
Correction chirurgicale de la paroi abdominale

 

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